Virginie Dussault est un personnage atypique dans cette sĂ©rie de portrait sur nos auteurs, autrices et autres artistes disparus. NĂ©e Ă Guigues1 le 2 juillet 1891 et dĂ©cĂ©dĂ©e Ă 15 km, en Ville-Marie2, le 14 juillet 1969, elle nâa â Ă premiĂšre vue â pas laissĂ© beaucoup de traces derriĂšre elle pour la postĂ©ritĂ©: un premier roman sans grande valeur, qui sera le dernier; quelques dizaines de poĂšmes Ă©parpillĂ©s dans les colonnes jaunies de journaux Ă©galement disparus; de rares articles quâĂ de rares exceptions prĂšs, on ne trouve pas en ligne et qui, donc, au premier siĂšcle de notre Ăšre numĂ©rique, nâont apparemment jamais existĂ©.
Jamais? Pas si sĂ»r⊠Il y a tout de mĂȘme ce fonds dâarchives conservĂ© Ă la SociĂ©tĂ© dâhistoire du TĂ©miscamingue. Je lâimagine comme une sorte de caveau symbolique au fond duquel, sâĂ©teignant deux ans aprĂšs feu son Ă©poux et nâayant jamais eu dâenfant, Virginie Dussault Petosa3 eut lâaudace (ou le gĂ©nie) dây enterrer ses prĂ©cieux souvenirs auprĂšs de ceux de son mari. NâempĂȘche, il sâagit dâune ressource incontournable pour qui sâintĂ©resse Ă lâĆuvre â et Ă la femme, surtout.
Gloire locale mais camouflet national
LâĂ©tĂ© dernier, ladite SociĂ©tĂ© lui rendit dâailleurs un hommage appuyĂ© lors dâune soirĂ©e de poĂ©sie Ă laquelle pas moins de 42 personnes participĂšrent đź. On y rappela quâelle fut la premiĂšre personne du TĂ©miscamingue Ă voir lâune de ses Ćuvres publiĂ©e. MĂȘme Ă compte dâauteur, cela reste un exploit marquant dans une contrĂ©e qui, en 1915, Ă©tait une terre de colonisation Ă peine dĂ©frichĂ©e.
Ce roman oubliĂ© sâintitule « Amour vainqueur ». Sorti tout droit de lâimagination fertile et avide de modernitĂ© dâune jeune femme intrĂ©pide Ă lâĂąme Ă©prise de libertĂ©, il nâavait reçu aucune critique jusquâĂ ce que Guildo Rousseau, alors jeune prof de français au secondaire, lui consacre quelques paragraphes Ă la page 44 de sa thĂšse4, publiĂ©e en 1973. Quelques annĂ©es plus tard, cette mention fut remixĂ©e dans le deuxiĂšme tome du Dictionnaire des Ćuvres littĂ©raires du QuĂ©bec, alias DOLQ, une somme en neuf volumes au sein duquel Virginie Dussault cĂŽtoie les plus grands noms de la littĂ©rature nationale⊠et les plus humbles, aussi.
Mais rien nâĂ©tait gagnĂ© puisque cette premiĂšre critique officielle fut si incendiaire quâelle fut sans doute reçue, Ă Ville-Marie, comme une sacrĂ©e douche froide. Extrait:
« Dâune structure de composition linĂ©aire, Amour vainqueur laisse le lecteur sur sa faim. Virginie Dussault, en racontant une malencontreuse aventure, cherche plus la sensation que lâintensitĂ© dramatique ; certains rebondissements dĂ©parent son rĂ©cit et lâapparentent davantage aux romans dâaventures sentimentales. Quant au thĂšme de lâamour, fil conducteur de lâĆuvre, il se perçoit avant tout Ă travers le comportement de lâAmĂ©ricain. » â Guildo Rousseau
Ă contre-courant dâune Ă©poque de servitudes
Il faudra attendre le tournant du siĂšcle et lâĂ©mergence dâune sensibilitĂ© nouvelle pour que Virginie Dussault soit enfin perçue avec justesse par Micheline Tremblay, professeure agrĂ©gĂ©e de littĂ©rature canadienne française Ă lâUniversitĂ© Laurentienne de Sudbury et elle-mĂȘme romanciĂšre. Lorsque je suis tombĂ© sur lâarticle quâelle publia en 2002 dans la Revue du Nouvel-Ontario, jâai compris quâil y a, en fait, moins de mauvais livres quâil nây a de mauvais lecteurs. Ou, pour ĂȘtre plus prĂ©cis, que la rencontre entre un artiste et son public est une question de talent, certes, mais aussi de timing!
Le titre de lâarticle est sans Ă©quivoque: « Une auteure subversive ? Virginie Dussault (1881-1969) ». Wow! Pour mieux comprendre, jâai contactĂ© Mme Tremblay, qui a gentiment acceptĂ© de me recevoir dans sa nouvelle demeure montrĂ©alaise. Voici ce quâelle mâa racontĂ©:
Â
Avec un siĂšcle de recul, donc, « Amour vainqueur » nous donne Ă voir les aspirations intimes dâune jeune « habitante » canadienne-française nâayant pas froid aux yeux, pragmatiquement fĂ©ministe avant lâheure. Bien dĂ©cidĂ©e Ă sortir du sillon pastoral et laborieux dâun environnement lourd de conservatisme et dâinhibition, elle rĂȘve de sâĂ©duquer, de voyager chez lâ« ennemi », le Canadien anglais ou lâAmĂ©ricain, de frĂ©quenter des garçons â voire, pourquoi pas, « plus dâun Ă la fois », de rire, sâamuser, gagner de lâargent Ă la ville et jusquâĂ New York, terre promise de la modernitĂ©.
Lâauteure subversive serait-elle « rentrĂ©e dans le rang »?
RentrĂ© chez moi, jâai dĂ©cidĂ© de complĂ©ter mon petit travail de recherche en Ă©pluchant les entrailles des archives numĂ©riques de la BAnQ. Et, alors lĂ , mes ami.e.s, que dâĂ©motions!
ConservĂ©s dans les journaux des annĂ©es 30 et 40, les poĂšmes de Virginie Dussault Petosa rĂ©fĂ©rencĂ©s plus bas racontent la suite dâune histoire somme toute pas si singuliĂšre que ça. On y retrouve bien sĂ»r lâimaginaire joyeux, fantastique et Ă©thĂ©rĂ© qui animait la jeune fille moderne et « subversive » mais, comme de raison, celle-ci semble sâĂȘtre quelque peu assagie. Ă bien des Ă©gards, on pourrait croire quâelle est rentrĂ©e dans le rang, vivant une vie certes active, mais veillant Ă ne pas trop malmener les conventions rigides dâune sociĂ©tĂ© fonctionnant encore au sabre et au goupillon.
On peut cependant sâĂ©tonner de lire sous sa plume, dans LâAction catholique5, ce panĂ©gyrique chrĂ©tien doublĂ© dâun rĂ©quisitoire virulent envers les pauvres pĂȘcheurs:
« Mais ce qui avant tout rehausse la valeur de cette entreprise miniĂšre, qui rend justice Ă son dĂ©couvreur et administrateur, qui prouve sa haute valeur morale, câest que, Ă premiĂšre vue, le beau Christ suspendu aux murs, Ă lâoffice, Ă la salle Ă manger, Ă la poudriĂšre, ou ailleurs, est Ă juste titre le grand prĂ©sident, le bienfaiteur et le protecteur de la mine dâor Bellehumeur enregistrĂ©e; et je le rĂ©pĂšte: exclusivement catholique et canadienne-française. Il est encore Ă la louange et Ă lâhonneur de cette organisation de dire que les blasphĂ©mateurs, les ivrognes, les vendeurs de boissons et tous les scandaleux publics en sont impartialement bannis!âŠÂ»

Mais, il est vrai, tout en assistant son mari dans ses projets miniers, femme active au bureau plus que dans les champs, Virginie Dussault Petosa savait mettre sa plume au service des affaires⊠quitte, peut-ĂȘtre, Ă forcer un peu le trait pour plaire aux notables de la rĂ©gion, au rĂ©dacteur en chef et Ă M. le curĂ©. De lĂ Ă penser quâil sâagissait dâun publireportage quelque peu complaisant Ă lâĂ©gard dâune entreprise dans laquelle M. Petosa avait peut-ĂȘtre quelque intĂ©rĂȘt, il nây a un pas que mon imagination non moins fertile que la sienne ne saurait franchir sans se peinturer dans le coin dâune planche de Tintin.
ĂlĂ©ments biographiques
La biographie complĂšte de Virginie Dussault Petosa reste Ă Ă©tablir avec prĂ©cision mais il y a dĂ©jĂ lĂ , me semble-t-il, matiĂšre Ă un bon roman, voire mĂȘme Ă quelques saisons de dix Ă©pisodes! đ€©
Dans sa réédition de 2003 (voir plus bas), Micheline Tremblay établit une chronologie constituée de 18 dates. En voici un « remix » augmenté à la lumiÚre des sources numériques disponibles:
- 1887 ou 1889: originaire de la rĂ©gion de Trois-RiviĂšres, François-Xavier Dussault a dĂ©jĂ la quarantaine. Avec son Ă©pouse, Exilia Couillard-DesprĂ©s, il sâĂ©tablit Ă Guignes et commencent Ă dĂ©fricher. Ils auraient eu au total huit enfants6.
- 1891: naissance de Virginie.
- 1905: ĂągĂ© dâĂ peine 13 ans, Angelo Petosa se serait embarquĂ© clandestinement sur un bateau en partance pour New York. Pendant la PremiĂšre guerre mondiale, on le retrouvera dans lâOuest canadien. Il il ne sera pas acceptĂ© dans lâarmĂ©e car il est encore citoyen italien.
- 1910: Virginie Ă©tudie en anglais au couvent des Ursulines de Chatham (Ontario) puis, en 1912, Ă lâĂ©cole normale de Trois-RiviĂšres au MonastĂšre des Ursulines. Elle sâinstalle ensuite Ă MontrĂ©al, oĂč elle souhaite entreprendre des Ă©tudes de secrĂ©tariat dans un collĂšge commercial . Malheureusement, « les PĂšres nâenseignent quâaux jeunes gens ».
- 1915: publication de son roman « Amour vainqueur » quâelle semble dĂ©dier, dans sa prĂ©face, Ă un mystĂ©rieux « Affectionné » quâelle « aime pour la vie ».
- 1915-1922: Virginie enseigne Ă Bonnyville, en Alberta. Le mystĂšre sâĂ©paissit et lâaventure suit son cours. Câest pendant ce sĂ©jour dans lâOuest quâelle Ă©pousera Angelo Petosa, le 3 aoĂ»t 1920.
- 1922: le couple sâĂ©tablit dĂ©finitivement Ă Saint-Bruno-de-Guigues. Virginie enseigne, Ă©crit des articles et de la poĂ©sie, tandis quâAngelo sâessaie un peu Ă tout: agriculture, Ă©levage, commerce de meubles et articles dâoccasion â mais aussi prospecteur et actionnaire dans plusieurs groupes dâexploration miniĂšre.
- 1930: câest lâheure de gloire de Virginie, qui est LaurĂ©ate de la SociĂ©tĂ© des poĂštes canadiens-français pour la premiĂšre fois. Elle le sera encore en 1942 et en 1950.
- 1933: François-Xavier Dussault décÚde à Saint-Bruno-de-Guigues à plus de 85 ans.
- 1936: Virginie remporte un concours littéraire organisé par un hebdomadaire français de la ville de Timmins (Ontario).
1949: Virginie et Angelo rendent visite Ă la famille de ce dernier en Italie. â¶- 1955: lâAlbum Souvenir du 50e anniversaire de la Paroisse St-Bruno-de- Guigues renferme plusieurs poĂšmes de Virginie.
- 1967: Angelo Petosa dĂ©cĂšde Ă lâhĂŽpital de Ville-Marie.
- 14 juillet 1969: Virginie sâĂ©teint au mĂȘme endroit.
Le tricentenaire des Toupin-Dussault
Virginie Dussault avait une gĂ©nĂ©alogie prestigieuse. Son pĂšre, François-Xavier Dussault, Ă©tait en effet lâarriĂšre-petit-fils de Toussaint Toupin7, Sieur du Sault et Duclos, un officier de Cavalerie Ă©tabli aux Trois-RiviĂšres, puis Ă ChĂąteau-Richer et Ă QuĂ©bec. En France, il aurait Ă©pousĂ© la Marquise de Pambrun, mais au Canada, il se remaria avec Marguerite Boucher, sĆur de Pierre Boucher, gouverneur des Trois-RiviĂšres. Une partie de leur descendants fut victime de la dispersion des Acadiens8. Par ailleurs, il semble que François-Xavier Dussault ait Ă©tĂ© Ă©levĂ© dans une grande ferveur catholique. Qui sait si les rĂ©cits de son sĂ©jour Ă Rome, oĂč il servit comme zouave pontifical dans sa jeunesse, nâinsufflĂšrent pas chez Virginie un goĂ»t de lâaventure transmis de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration depuis lâaube de la Nouvelle-France?
Quoiquâil en soit, Toussaint Toupin, nĂ© en France en 1616, mourut en Nouvelle-France en 1676, maĂźtre de barque et bourgeois de QuĂ©bec, sĂ©nĂ©chal de la seigneurie de Lauzon et seigneur de BĂ©lair dit Les Ăcureuils9.
Ă la fin de lâĂ©tĂ© 1945, le comitĂ© des fĂȘtes de lâassociation familiale Toupin-Dussault, dont Virginie Ă©tait membre aux cĂŽtĂ©s de lâhonorable ministre Bona Dussault10, organisa un Ă©norme congrĂšs Ă Trois-RiviĂšres afin de commĂ©morer le 300Ăšme anniversaire de mariage de lâillustre ancĂȘtre. DâaprĂšs les potins de lâĂ©poque, la poĂ©tesse tĂ©miscamienne remporta un franc succĂšs lorsquâelle rĂ©cita, « avec beaucoup dâĂąme », un poĂšme de son cru en lâhonneur (et devant) le ministre, dâautant plus ravi que son Ă©pouse venait de recevoir « une superbe gerbe de fleurs » des mains dâune petite Dussault dâOttawa.
Douze ans ans plus tard, Angelo sâĂ©teignait au bord du Lac TĂ©miscamingue Ă lâĂąge respectable de 75 ans. Virginie ne lui survĂ©cut que pendant deux annĂ©es, le temps de rassembler ses plus prĂ©cieux souvenirs afin quâun jour, peut-ĂȘtre, quelquâun se dĂ©cide Ă les sortir de lâoubli.
Amour vainqueur! â€â
Domaine public
Le 1er janvier 2020, soit cinquante ans aprĂšs sa mort, toutes les productions littĂ©raires et artistiques de Virginie Dussault Petosa sâĂ©lĂšveront dans le domaine public canadien et seront libres de droit. Parmi celles-ci:
Roman
- La version originale de son unique roman, « Amour vainqueur », imprimĂ© Ă compte dâauteur le 26 fĂ©vrier 1915 Ă lâImprimerie J.-R. Constantineau, de MontrĂ©al. ConservĂ©e dans les collections de la Grande BibliothĂšque de MontrĂ©al (BanQ), elle a Ă©tĂ© numĂ©risĂ©e en format PDF par lâuniversitĂ© dâOttawa en 2009 et enregistrĂ©e dans la Internet Archive, dâoĂč lâon peut la tĂ©lĂ©charger.
- Une réédition préparée, révisée, préfacée et documentée par Micheline Tremblay a été publiée en 2003 à Ottawa11.
Poésies
Voici une liste non exhaustive de poÚmes de Virginie Dussault-Petosa. Publiés dans la presse québécoise, nous les avons retrouvés et consultés en ligne grùce aux inestimables services numériques de BibliothÚques et Archives nationales du Québec:
- « Solitude nocturne ». Le bulletin des agriculteurs, 110 oct. 1935.
- « Sympathie ». Le bulletin des agriculteurs, 5 déc. 1935.
- « Sérénité ». Le nouvelliste, 10 oct. 1936.
- « Quand lâombre descend ». LâAction catholique, 28 fĂ©v. 1937.
- « Tel un soir ». Le nouvelliste, 10 avr. 1937.
- « Avril ». LâAction catholique, 25 avr. 1937.
- « Le rayonnement dâune heure ». Le nouvelliste, 31 juil. 1937.
- « MansuĂ©tude ». LâAction catholique, 22 avril 1939.
- « Le lilas blanc ». LâAction catholique, 3 juin 1944.
- « Je tâexalte, ĂŽ printemps ». LâAction catholique, 10 juin 1944.
Sources
Sources académiques
- Guildo Rousseau. « Amour vainqueur, roman de Virginie Dussault ». Dictionnaire des Ćuvres littĂ©raires du QuĂ©bec (tome 2, 2Ăšme Ă©dition), sous la direction de Maurice Lemire (page 44). ©Ăditions Fides, MontrĂ©al, 1980. ISBN : 2-7621-0998-1.
- Micheline Tremblay. « Une auteure subversive? Virginie Dussault (1881-1969) ». Revue du Nouvel-Ontario, n° 27 (2002). Consultable sur le site web de lâUniversitĂ© Laurentienne.
Citations médiatiques
- « Un ancien zouave trifluvien est décédé au Témiscamingue ». Le bien public, 12 oct. 1933.
« Les vĂ©tĂ©rans de Rome viennent encore de perdre un de leurs vieux camarades en la personne de M. François-Xavier Dussault [le pĂšre de Virginie], dĂ©cĂ©dĂ© en sa TĂ©miscamingue, Ă lâĂąge de 86 ans et neuf mois. Le regrettĂ© dĂ©funt Ă©tait nĂ© Ă Champlain, le 12 dĂ©cembre 1847, de François-Xavier Dussault et de Anastasie FĂ©lix, de Godin. Il Ă©tait lâarriĂšre-petit-fils du Sieur Toupin, du Sault, officier de Cavalerie, qui Ă©pousa en France, la Marquise de Pambrun, et dont les descendants furent victimes de la dispersion des Acadiens.
Il frĂ©quenta lâĂ©cole de son village en compagnie du Juge Lamothe, de MontrĂ©al, son confident et ami intime. Il vint ensuite Ă Trois-RiviĂšres faire son apprentissage comme marĂ©chal-ferrant. Favori de Mgr LaflĂšche, celui-ci lui enseigna le plein chant en rĂ©compense de ses longs services comme son servant de chĆur privĂ©. Il quitta Sa Grandeur Ă lâĂąge de 20 ans pour sâenrĂŽler, quelques annĂ©es plus tard, comme Zouave Pontifical.
Il vint au TĂ©miscamingue dĂšs le dĂ©but de la Colonisation au printemps de 1887 et aprĂšs avoir aidĂ© au dĂ©frichement de la jolie petite ville de Ville-Marie, il vint Ă Guigues Ă©lever un premier toit oĂč il vĂ©cut jusquâĂ sa mort. »
- « Le groupe Toupin-Dussault cĂ©lĂ©brera son premier ancĂȘtre ». Le bien public, 18 janv. 1945.
« Ce premier colon, Toussaint Toupin, Ă©tait le beau-frĂšre de Pierre Boucher, gouverneur des Trois-RiviĂšres. (âŠ) Lâassociation familiale Toupin-Dussault, rĂ©unie Ă la salle Loyola, Ă QuĂ©bec, ces jours derniers, a nommĂ© permanent le comitĂ© provisoire de lâassociation dont lâhonorable Bona Dussault est prĂ©sident, et a fixĂ© Ă la fin de lâĂ©tĂ© ou au dĂ©but de lâautomne le grand congrĂšs des familles Toupin et Dussault en vue de cĂ©lĂ©brer le 3e centenaire de mariage du premier ancĂȘtre, Toussaint Toupin, sieur Du Sault. Le comitĂ© de lâassociation se compose comme suit: prĂ©sident, lâhon. B. Dussault; vice-prĂ©sident, M. EugĂšne Dussault; secrĂ©taire, le R. F. AndrĂ©, F.S.C., de lâĂcole de Stadacona; trĂ©sorier, M. Daniel Dussault; directeurs: le R. P. J.-Bte Dussault, MM. Jos. Toupin, Donat Dussault, Mlle Alice Dussault et Mme Angelo Petosa. »
- « Les Toupin Du Sault commémorent brillamment leur 3e centenaire ». Le soleil, 3 sept. 1946 (page 3).
« La cĂ©lĂ©bration du troisiĂšme centenaire de lâĂ©tablissement des Toupin-Dussault au Canada a pris le caractĂšre dâune vĂ©ritable apothĂ©ose Ă la mĂ©moire des pionniers de cette grande famille canadienne-française qui compte aujourdâhui plus de vingt mille membres. (âŠ) PrĂšs de quatre cents convives prenaient part au dĂźner qui a couronnĂ© la fĂȘte dimanche soir en la grande salle de bal du ChĂąteau. (âŠ) Mme Angelo Petosa (Virginie Dussault), du TĂ©miscamingue, donna lecture dâun magnifique poĂšme, composĂ© par elle Ă lâoccasion des fĂȘtes. Ce poĂšme fut prĂ©sentĂ© Ă lâhon. Dussault, prĂ©sident du comitĂ© des fĂȘtes, par le jeune Conrad Dussault, fils de M. Robert Dussault, de QuĂ©bec. La petite Lise Dussault, fille de M. Paul Dussault, dâOttawa, prĂ©senta Ă lâĂ©pouse du ministre une superbe gerbe de fleurs. Mme Petosa donna lecture de cette piĂšce littĂ©raire remarquable avec beaucoup dâĂąme. Signalons que Mme Pesota est membre de la SociĂ©tĂ© des poĂštes canadiens. »
- « 3e centenaire des familles Toupin-Dussault ». Le Canada, 18 sept. 1946 (page 7).
« Trois cents ans! VoilĂ certainement un anniversaire qui mĂ©ritait dâĂȘtre fĂȘtĂ© dignement par les vingt mille descendants de ces grands pionniers canadiens-français: les Toupin du Sault.»
- Ădith KpodĂ©kon. « Libre Ă lâimagination poĂ©tique Ă Ville-Marie ». Le reflet tĂ©miscamien, 6 aoĂ»t 2019 (page 5).
« Dans le cadre de son 70e anniversaire, la SociĂ©tĂ© dâhistoire du TĂ©miscamingue a organisĂ© le samedi 27 juillet, une journĂ©e de poĂ©sie Ă la Maison du FrĂšre-Moffet. LâidĂ©e est de promouvoir les poĂštes tĂ©miscamiens de tout Ăąge et leurs Ćuvres. (âŠ) Lors de la soirĂ©e de spectacle, un hommage a Ă©tĂ© rendu Ă Virginie Dussault PĂ©tosa. NĂ©e en pleine colonie en 1891, Madame Dussault PĂ©tosa est lâauteure de plusieurs poĂšmes et du roman « Amour vainqueur » publiĂ© en 1915. Elle est la premiĂšre personne du TĂ©miscamingue dont lâĆuvre a Ă©tĂ© publiĂ©e. (âŠ) Une douzaine de poĂšmes de Virginie Dussault PĂ©tosa a Ă©tĂ© rĂ©citĂ©e en son honneur. »
Notes
- ColonisĂ© en 1886, le canton de Guigues fut fondĂ© en 1897 et ne devint la municipalitĂ© de Saint-Bruno-de-Guigues quâen 1912. â©ïž
- Voir Wikipedia. â©ïž
- Virginie Dussault nâabandonna jamais son nom de jeune fille mais lâunit Ă celui de son Ă©poux, Angelo Petosa, dĂ©notant ainsi sa personnalitĂ© propre autant que sa condition de femme mariĂ©e. â©ïž
- Guildo Rousseau. « Lâimage des Ătats-Unis dans la littĂ©rature canadienne-française de 1775 Ă 1935 ». ThĂšse aujourdâhui mise sous clĂ© dans les coffres forts de lâUniversitĂ© de Sherbrooke Ă accĂšs tarifĂ© (quelle idĂ©e pour le moins discutable, de la part dâune universitĂ© publique, de restreindre ainsi lâaccĂšs Ă un travail de recherche co-financĂ© par lâĂtat!). â©ïž
- Virginie Dussault-Petosa . « Visite de la mine dâor Bellhumeur ». LâAction catholique, 11 sept. 1938 (p. 8). â©ïž
- Une fiche gĂ©nĂ©alogique douteuse, puisquâelle rajeunit Virginie de 10 ans, fait plutĂŽt Ă©tat de 10 enfants (cinq garçons et cinq filles), les premiers naissant Ă ou prĂšs de Victoriaville. â©ïž
- Voir sa biographie dĂ©taillĂ©e sur le site migrations.fr (archive). â©ïž
- Plus de dĂ©tails dans la section Citations mĂ©diatiques â©ïž
- RĂ©pertoire du patrimoine culturel du QuĂ©bec. Plaque commĂ©morative de Toussaint Toupin, CimetiĂšre de La Visitation-de-Notre-Dame, ChĂąteau-Richer. â©ïž
- <href= »https://fr.wikipedia.org/wiki/Bona_Dussault »>Bona Dussault Ă©tait alors ministre des Affaires municipales dans le cabinet Duplessis. â©ïž
- Ăditions David.Virginie Dussault , Amour vainqueur. ISBN: 2-89597-007-6. Format papier seulement. â©ïž
Illustration
- Photo de Virginie Dussault autographiée et publiée au tout début du roman « Amour vainqueur ».
- Publicité parue dans Le reflet témiscamien, vol. 29, n° 30, 23 juillet 2019 (page 4).
- Vidéo: L'« Amour vainqueur » de Virginie Dussault. YouTube. 6 déc. 2019.
- M. Angelo Petosa, une niĂšce italienne et Mme Virginie Dussault Petosa au cours d'un voyage en Italie (1949). Auteur inconnu. SociĂ©tĂ© dâHistoire du TĂ©miscamingue, Guigues PH2-BoĂźte-3 (photo 3 de 73).

